Welcome to Haiku Canada

Résultats – Le Prix Jocelyne Villeneuve 2015

1er prix – Ginette Poirier (Canada)
2e prix – Minh-Triet Pham (France)
3e prix - Louise Vachon (Canada)

Le dépliant avec les haïkus gagnants et les mentions honorables se trouve ici (PDF)


Résultats – Le Prix Jocelyne Villeneuve 2014

1er prix – Céline Landry (Canada)
2e prix – Huguette Ducharme (Canada)
3e prix - Lucia Iubu (Roumanie)

Le dépliant avec les haïkus gagnants et les mentions honorables se trouve ici (PDF)


Le Prix Jocelyne Villeneuve - Résultats 2013

Juge: Jeanne Painchaud

1er prix (Suzanne Lamarre, Canada)

On ne regardera jamais plus les coquelicots épinglés de la même façon depuis la lecture de cet émouvant haïku.

prières silencieuses
tous ces coquelicots
aux boutonnières


Suzanne Lamarre, Canada

2ème prix (Marc Bonetto, France)

L’image du champ de blé mouvant au gré des vagues apparaît à l’esprit comme par enchantement!

Ce n'est pas la mer
C'est un champ de blé
― Le vent du soir !


Marc Bonetto, France

3ème prix (Iulian Ciupitu, Roumanie)

Canicule―
mon enfant dessine
des bonhommes de neige


Iulian Ciupitu, Roumanie

MENTIONS HONORABLES

Le vieil étang―
ce silence profond
avant le plongeon!


Frans Terryn, Belgique

marée montante
personne n’a gagné
ce tic-tac-toe


Huguette Ducharme, Canada

Seul à prier
dans l'église en ruine
le vent.


Patrick Fétu, France

descente de train
seules les feuilles mortes viennent à ma rencontre


Michel Betting, France

chemin forestier
j’allège le silence
de quelques cèpes


Hélène Duc, France


Le Prix Jocelyne Villeneuve 2012

1er prix

d'un automne à l'autre
tant de feuilles à ramasser
le râteau plus lent


Janick Belleau
Longueuil, QC, Canada

2ème prix

frissons
les dernières notes de la trompette
encore dans l'air


Suzanne Lamarre
Sept-Îles, QC, Canada

3ème prix

cinquante automnes
est-ce la même outarde
qui me le rappelle?


Luce Pelletier
St-Basile-Le-Grand, QC, Canada

Mentions Honorables

près de la clôture
des fraises—
assez pour sa petite main


Jeannine St-Amand
Québec, QC, Canada


l'espace du ciel—
dans le ballet des nuages
un oiseau cerf-volant


Brigitte Briatte
La Tronche, France


soleil devant
les oies croisent mon chemin
près du fleuve


Micheline Beaudry
Boucherville, QC, Canada


parmi les badauds
devant la maison effondrée
maman


Luce Pelletier
St-Basil-Le-Grand, QC, Canada


Juge: Lise Robert

1er prix Janick Belleau

Une parfaite harmonie.

Le kigo, les couleurs, le travail, le temps et/ou l'éphémère de l'humain. La transmission de l'image est d'une grande sensibilité. Je suis émue par la justesse des mots.

Ce haïku respecte les règles de l'art. Sa forme est dans le rythme régulier du 5-7-5, sans démesure.

La particularité de la L3 est tout à fait ressentie. L'émotion passe…un sous-entendu silencieux qui nous projette dans la lenteur du vieillissement et de la vulnérabilité de l'être humain.

J'attribue à l'auteure le premier prix pour l'ensemble de son haïku. Il se distingue et mérite d'être partagé.

2e prix Suzanne Lamarre

Une succession d'images croquées sur le vif.

Pas de description et une certaine discrétion en L1 mais, je présume que l'action se passe la nuit ou le début de l'aube. Aux lignes 2 et 3, un lien intéressant entre un instrument à vent et le déplacement de l'air. Ces éléments témoignent d'une écriture subtile.

L'allusion est assez vaste et permet au lecteur de s'approprier le haïku à sa manière. Au fil de ses souvenirs, il peut retrouver une parcelle d'histoire ou plonger dans son imagination et vibrer aux accords de cet instant.

L'auteure obtient le deuxième prix pour sa façon d'amener le lecteur ailleurs.

3e prix Luce Pelletier

Ce que j'aime de ce haïku, c'est sa simplicité. En trois lignes, tout est dit, la juxtaposition des mots est réelle. Le scénario est le même depuis le début des temps. La vie passe et un jour, alors qu'il a déjà vécu un demi-siècle, l'individu prend conscience de l'éphémère.

L'image de la répétition des cycles de la nature, par la migration des outardes, est fort impressionnante.

Chaque saison nous transporte dans un temps précis, un simple indice révèle l'instant. L'outarde arrive au printemps et repart à l'automne. Ici, le poète nous indique clairement que nous sommes en automne, à la saison des départs.

De plus, comme il est mentionné en L2: est-ce la même outarde, ce questionnement m'a interpelée. Comment ne pas y avoir pensé avant...

L'auteure gagne le troisième prix pour avoir juxtaposé, les mots justes.

Lise Robert
2012.





Haiku from the 2013 Haiku Canada Holographic Anthology

one blossom closes
another opens
spring morning

~kjmunro~

cranberry bog
wading through
a million suns

~Ellen Cooper~

Anniversary
on his bedside table
a thin film of dust

~Pat Benedict~

wind on the water
I change the colour of her hair
in my poem

~Nick Avis~


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